| Pfaffenheim |
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Le village de Pfaffenheim est situé aux pieds des Vosges entre Colmar et Rouffach.
Canton de Rouffach
Arrondissement de Guebwiller
Superficie : 1457 ha
Population 1997 : 1200 habitants
Origine du nom : de l'allemand Pfaffen, prêtre, et Heim, habitat.
Blason :
Le demi-globe, devenu par la suite un croissant de lune, surmonté
d'une croix, est un emblème classique des biens ecclésiastiques.
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| Historique |
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L'origine du village remonte à la période
gallo-romaine, voire celte. Dès le haut Moyen Âge, des établissements
religieux alsaciens y possèdent des domaines agricoles et viticoles. Pfaffenheim
fait partie du Haut-Mundat de l'évêché de Strasbourg. Il est alors
administré par un bailli assisté de neuf jurés placés
sous la tutelle du grand bailli de Rouffach. Le village attire aussi la convoitise
des puissances séculières. En 1340, il est incendié par les habitants
de Colmar en guerre contre l'évêque de Strasbourg. Un siècle plus
tard, en 1444, Pfaffenheim est mis à sac par les Armagnacs qui écument
la région. Il est à nouveau dévasté lors de la guerre
des Paysans en 1525, puis pendant la guerre de Trente Ans. Le village est secoué
par les troubles révolutionnaires, et l'église du Schauenberg est saccagée.
Pfaffenheim retrouve sa prospérité avec le commerce de son vin réputé.
Aujourd'hui, la viticulture occupe plus du tiers de la population locale. L'implantation
industrielle restant minime, le village doit son extension récente à
la construction de nombreuses maisons individuelles. La population active se déplace
vers Rouffach, Colmar ou Mulhouse. |
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| Dolmen - Forêt du Schauenberg |
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Appelé la "table des druides", le
dolmen se situe à proximité du pèlerinage du Schauenberg. Sa
présence peut corroborer la thèse attribuant des origines celtes à
Pfaffenheim, dont le nom pourrait aussi se traduire par demeure des druides. Durant
le haut Moyen Âge, le christianisme récupère des sites sacrés
du paganisme, expliquant peut-être l'installation d'un ermitage au Schauenberg. |
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| Rocher du Teufelstein - Forêt du Schauenberg |
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Une légende du XVIe siècle attribue les
griffures de ce rocher au diable qui, lors de l'agrandissement de la chapelle du Schauenberg
en 1515, aurait voulu le jeter sur le chantier. Subitement ramollie, la pierre n'aurait
pu être soulevée, d'où la présence d'empreintes et sa seconde
appellation de "pierre du diable". |
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| Châtaignier - (Hauteur : 13,5 mètres) Route de Schauenberg |
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Ce châtaignier, classé par le conservatoire
des sites alsaciens arbre-monument, est vraisemblablement millénaire. Le châtaignier
est introduit en Alsace par les Romains. Il produit un bois apprécié
et des châtaignes qui ont fait la réputation de Pfaffenheim. Il pousse
en bordure d'une forêt de faux acacias qui, comme les châtaigniers, donnent
un bois résistant et imputrescible utilisé pour les échalas des
vignes. |
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| Vestiges de la Chapelle Saint-Léonard - (XIe-XIIIe siècle) Chemin des Oratoires et route de Schauenberg |
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Les ruines de la chapelle sont les seuls vestiges du
hameau de Husern, disparu au XVIe siècle. Situé sur un plateau de 25
hectares, l'édifice possède une nef carrée et un chœur doté
d'une abside semi-circulaire orientée vers l'est. Derrière ce chœur
ont été retrouvées plusieurs sépultures d'enfants. Au
sud de l'édifice, les soubassements d'un grand bâtiment sont mis au jour.
Ces fondations correspondent à un ancien couvent de religieuses, venues du
Sundgau en 1236, qui sont également à l'origine du couvent de Klingenthal
à Bâle. |
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| Nef de l'Église Saint-Martin - (XIIIe-XXe siècle) Rue de la Lauch |
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De l'ancienne église fortifiée ne subsistent
que le chœur et la sacristie. Érigé au début du XIIIe siècle,
le chœur marque le passage du style roman au gothique. Son abside à cinq
pans est l'une des plus anciennes d'Alsace. L'intérieur du chœur relève
davantage encore de l'esprit gothique, comprenant notamment une custode du XVe siècle.
Les deux clefs de voûte de la sacristie romane portent une représentation
de Samson et un Agnus Dei. L'église Saint-Martin est profondément
transformée en 1836, puis en 1893, avec la construction d'un nouvel édifice
néo-gothique, dont le clocher est endommagé le jour de la libération
du village, le 5 février 1945. |
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| Entailles - (XVIIe-XVIIIe siècle) - Sacristie - Vestiges de l'église Saint-Martin |
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Les entailles que présente
le mur extérieur de la sacristie seraient les marques d'aiguisage
des serpettes des vignerons. Elles correspondent peut-être à
une ancienne pratique superstitieuse assurant des récoltes abondantes. |
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| Église Notre-Dame-du-Schauenberg - (XVe-XIXe siècle) - Schauenberg |
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Ancien ermitage, le Schauenberg, qui
domine la plaine d'Alsace, accueille la construction d'une première
chapelle en 1440, dédiée au pélerinage de la Vierge.
Celle-ci est agrandie en 1515, dans un style gothique. Après
la guerre de Trente Ans, la chapelle est desservie par les moines franciscains
venus de Rouffach, qui en terminent l'agrandissement en 1690, et aménagent
les abords afin d'accueillir les pélerins. Des ex-voto du XVIIe
siècle recouvrent les murs de la petite église. Le prieuré
est supprimé en 1791. Le Schauenberg, saccagé, sera vendu
comme bien national. Quatre bourgeois de Pfaffenheim achètent
le site. La chapelle est rouverte au culte en 1810. La restauration
de l'église au XIXe siècle et l'exécution du mont
des Oliviers en 1860 entraînent un essor considérable des
pélerins à Schauenberg. Un nouveau retable est placé
dans le chœur en 1947. Des travaux de consolidation sont entrepris
afin d'accueillir pélerins et promeneurs. |
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Au cours de votre promenade autour de
l'église Notre-Dame-du-Schauenberg, au bout du chemin de croix,
vous pourrez admirer trois belles statues au pied de la forêt. |
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| Vierge - (XVe siècle) - Église Notre-Dame-du-Schauenberg |
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Cette statue est remise à l'ermite du Schauenberg,
au début du XVe siècle, par la comtesse de Hesse, dans l'espoir que
le saint homme prie pour sa guérison. La nouvelle de son rétablissement
miraculeux entraîne la venue de nombreux pélerins au Schauenberg. L'évêque
de Bâle décide d'ériger l'ermitage en pélerinage en 1483.
Pendant la Révolution, la statue est cachée par les habitants de Pfaffenheim
afin d'en éviter la destruction. Elle est rapportée au pélerinage,
avec faste en 1811. |
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| Obus - (1870) - Église Notre-Dame-du-Schauenberg |
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Après la défaite de Sedan en 1870, des
soldats francs-tireurs continuent de harceler les troupes allemandes qui occupent
l'Alsace, dans le canton de Rouffach, et finissent par se replier au Schauenberg.
Ils subissent alors une importante attaque des Prussiens. La chapelle est endommagée
par les tirs des canons. Un obus à moitié éclaté est conservé,
et sera suspendu au plafond de la salle des pélerins. |
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| Communauté de Cour - (XVIe siècle) - 25-27, rue de l'Église |
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Dans une impasse, plusieurs maisons se sont bâties
autour d'une cour unique. On y accède par une arche, qui porte la date de sa
construction, 1557, et les initiales H. R. L'accès unique assure le contrôle
permanent à cette voie. À l'origine, ce terrain fut peut-être
partagé entre plusieurs héritiers. |
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| Maison Vigneronne - (XVIIe siècle) - Pierre et pan de bois, Rue de la Lauch |
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La maison, construite au XVIIe siècle, est caractéristique
de l'architecture rurale de cette région viticole. Le rez-de-chaussée
servait à la fermentation du vin. Le premier étage, destiné à
l'habitation du vigneron, présente une légère avancée
sur la rue. Le vaste grenier était utilisé pour stocker des céréales
ou du bois. |
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| Porche de Cave - (1607) - 14, rue de Schauenberg |
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Cette entrée, d'une hauteur de 3 mètres,
permet d'accéder au rez-de-chaussée d'une maison vigneronne. L'arc en
grès rose, légérement elliptique, suit la pente de la rue, et
permet l'entrée d'une charrette chargée de tonneaux. Il porte l'année
de construction de l'édifice ainsi que les initiales des propriétaires,
et est décoré de fleurs sculptées, témoignage d'une certaine
richesse. |
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